Pourquoi Nyangono du Sud comme nom d’artiste ?

Pourquoi Nyangono du Sud comme nom d’artiste ? C’est tout simplement celui qui m’a plu.

Votre titre à succès en ce moment est «Tu dors, ta vie dort». Dans cette chanson, vous avez une expression «Foup Fap», qui revient. Que signifie-t-elle et d’où vient-t-elle ?

C’est le rythme du pas de danse que j’ai créé. Je viens de me faire connaitre, mais sachez que je chante depuis très longtemps. Ce pas de danse existe donc depuis plus de 15 ans, et revient dans toutes mes chansons.

Contrairement à vos titres précédents, cette fois, vous citez le nom de votre arrangeur. Pourquoi ? Est-ce le même qui travaille avec vous depuis ? Pouvezvous dire qu’il est en partie responsable du buzz autour de vous actuellement ?

C’est un nouvel arrangeur. Il faut savoir que j’ai déjà eu à travailler avec beaucoup de maisons d’enregistrement. Mais en fait, prononcer son nom était juste une animation. Il est clair qu’il a également contribué au buzz actuel, de par son travail.

Pourquoi avoir choisi de mettre en avant ce titre, qui fait parler et qui finalement vous a fait connaitre ?

Lorsque MTN (sans publicité) m’invite à Bertoua la première fois, j’ai voulu me vanter en disant au grand public que je suis en train de travailler. Je leur ai dit que je vais leur présenter mon nouvel album en précisant que s’il est bon, ils peuvent m’acclamer. Dans le cas contraire, ils n’ont pas à le faire. A ma grande surprise, le public de Bertoua a acclamé ce titre. C’est ainsi que mon manager m’a dit qu’il faut qu’on accentue la promo autour de cette chanson. Je n’ai même pas encore commencé cette promo - tion que je me suis rendu compte que le son est déjà populaire.

L’effervescence autour de vous, en ce moment, serait donc un aboutissement logique ou est-ce un effet de surprise ?

Mon succès vient de la qualité du travail que j’ai accompli. Je ne pense pas que mon succès vienne des réseaux sociaux, même si ceux-ci ont permis de faire parler de moi, et d’attirer l’attention sur mon travail.

Depuis la fin d’année dernière, vous êtes très présent sur les réseaux sociaux. Pourquoi cet intérêt soudain pour ces outils de communication ?

J’ai toujours eu une page sur les réseaux sociaux, mais elle n’avait pas autant de succès qu’aujourd’hui. J’ai beaucoup travaillé et finalement, mon travail commence à porter ses fruits. Les gens me suivent depuis, et ils commencent à comprendre le message que je passe à travers ma musique. Mes pages sur Facebook sont gérées par un ami, mais il m’arrive aussi de répondre à certaines interventions.

Vous êtes très sollicité pour des spectacles ici et là. Comment parvenez-vous à gérer votre carrière et vos affaires et la boutique ?

Avant, je m’organisais à gérer chaque chose en son temps et c’était moins contraignant. Actuellement, je suis débordé à tel point que je réalise que je ne pourrais pas toujours répondre présent partout. Quand je suis en spectacle, je m’organise avec mes employés qui restent garder la boutique. Mais ce n’est pas souvent sur une longue période. Actuellement, les fans me sollicitent et je suis obligé de faire le choix. Mais je ne peux pas laisser mon travail de base. Parce que c’est lui qui m’a donné la possibilité de faire cette oeuvre.

Justement, en dehors de la musique, quelles sont vos autres activités ?

En dehors de la musique, je suis d’abord commerçant. J’ai plusieurs petites boutiques, mais la plus grande est à Yaoundé. Je suis aussi un grand sportif qui encadre et pratique. Je suis dans le domaine de l’athlétisme. Dans ma région, je suis le président de la Ligue régionale d’athlétisme. Je réalise également des téléfilms. A mon actif, j’en ai 5 avec des thèmes éducatifs, même si ceux-ci n’ont pas pu se faire connaitre à cause de la mauvaise communication.

Vos cachets pour vos prestations artistiques sont-ils conséquents ?

J’ai longtemps fait de la musique, sans pour autant qu’elle ne m’apporte quoi que ce soit. Mais les choses sont différentes actuellement. Je suis très content parce que les gens m’abordent et me proposent désormais une rémunération.

Vous avouez être dans la musique depuis plus de 15 ans. Pourquoi ne pas avoir abandonné, alors qu’elle ne marchait pas?

J’aime beaucoup le sport et la musique. Si ça n’avait pas été le cas, je n’aurais pas pu être là aujourd’hui.

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