ictor Fotso: Il Était Une Foi …

La nouvelle est tombée tel un couperet dans la soirée du vendredi 20 mars 2020. Victor Fotso est mort. L’info annoncée par les média, est relayée sur les réseaux sociaux. Le milliardaire camerounais a rendu l’âme à Paris, capitale française, à l’âge de 94 ans. Il aura eu une vie bien remplie. Il laisse un riche héritage à la postérité. Son village Bandjoun (dont il venait d’être réélu maire), et le Cameroun tout entier, pleurent un bâtisseur, un visionnaire, un homme généreux.

Il était le symbole du «Impossible n’est pas Camerounais», du «rêve camerounais», pour faire plus stylé. Partir de rien, seulement avec la conviction, la détermination et la foi en soi pour construire un empire estimé à plusieurs milliards aujourd’hui. Le petit vendeur du marché Hiala (Bandjoun), ayant arrêté ses études à 15 ans, pour se lancer à la conquête de « Vimli » [ancienne appellation de Mbalmayo, Ndlr] est devenu des années plus tard, un redoutable opérateur économique.

Il est à l’origine des entreprises Alucam, Safac, Pilcam, Fermencam, Proleg, Gfa, Phytocam, Unalor, pour ne citer que celles-là. Homme politique, Victor Fotso, militant du Rdpc était maire de la commune de Bandjoun. Dans ce registre, il a contribué au développement de la ville. Après avoir oeuvré pour la création du département du Koung-Khi, il a construit et équipé, sur fonds propres, la préfecture, l’hôtel de ville, le tribunal et la presque totalité des services départementaux.

Il a fait don à l’Etat du Cameroun de l’Iut Fotso Victor et de l’hôtel de ville de Bandjoun dont la construction a été estimé à 5 milliards de Fcfa Ses actions ne se limitaient pas qu’à sa seule commune. Celui qui portait le titre de «Fo Niapgouong», entendez le «chef bâtisseur » était aussi «Wa Gabigung» «le chef qui partage».


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